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Il y a des lieux magiques où on trouve l’imprévu..
Un de ces lieux est les Jardins botaniques de Puerto Vallarta, au km 24 sur la route 200 au sud, au delà de Mismaloya et Boca de Tomatlán
Ce que j’attendais, c’est un bel endroit écarté entre les montagnes, plein de fleurs et plantes de tous les couleurs.
J’ai trouvé beaucoup plus que ça..
En arrivant j’ai suivi un sentier où je me suis trouvé, tout soudain, au milieu de la forêt, entouré par les chants d’une infinité d’oiseaux., acompagnés par la symphonie du vent qui jouait avec les feuilles des arbres.
Je ne me souviens pas combien de temps je suis resté assis ici parce que la musique se renouvelait constamment, quelques oiseaux commençaient à se montrer plus confiants en voletant entre les arbres. L’un d’eux a été suffisamment curieux pour s’approcher et échanger des coups d’oeil avec moi et converser un peu.
J’ai alors suivi d’autres sentiers pleins des fleurs de toutes couleurs et formes (chacune a une information écrite qui nous permet d’en savoir davantage sur elle). J’ai continué ce chemin vers le ruisseau, maintenant c’était un Geai de San Blas (il ressemble aux Zanates qu’on trouve partout, mais le geai a le dos, les ailes et la queue bleus) qui volait devant moi pour me présenter un groupe d’Anis à bec cannelé, qui nous attendait en chantant pi-houy, pi-houy, pi-houy, c’est pour ça que nous les appelons Pijuy.
Le ruisseau est magique, il invite à méditer comme un jardin japonais. Ici la musique venait de l’eau d’un vert transparent qui chante entre les rochers d’un blanc brillant. La tentation devint irrésistible, j’ai plongé pour ne faire qu’un avec ce Jardin du Paradis.
C’est ainsi qu’est né un homme nouveau se dirigant vers la maison principale de la plantation. Mais c’est là que j’ai entendu un son que je connaissais, celui d’un Guacamaya..
Un Ara Militaire, c’est comme un perroquet immense et de toutes les couleurs. Pendant mes années d’observation des oiseaux j’ai eu la chance de voir des guacamayas juste deux fois, et c’était un instant si fugace que je n’ai eu aucune possibilité de faire une photo. C’était tout près d’ici à Las Juntas et los Veranos et à quelques kilomètres d’ici à Los Otates.
Regarder ces oiseaux est une expérience merveilleuse, ils volent en couples (ils vivent pendant 80 ans et n’ont qu’un seul partenaire pour toute la vie), ils illuminent le ciel avec leurs couleurs, ailes bleues, corps vert, tête et queue rouges. Ils sont endémiques dans cette zone, avec le jaguar ils représentent la faune de nos montagnes menacée d’extinction. Aujourd’hui je me suis décidé, je vais faire tout ce que je peux pour protéger ces oiseaux. Ceux qui veulent m’accompagner sont les bienvenus.
Cher lecteur, aujourd’hui vous êtes chanceux, j’ai dû d’attendre longtemps, mais vous pouvez y aller quand vous le voulez, de 10 heures à 18 heures, sauf les lundis. Vous trouverez des moments de joie, de beauté et un couple de guacamayas qui vole en liberté, comme les souverains qu’ils sont, de la riche atmosphère de la sierra.
(l’entrée coûte 50 pesos par personne, c’est déductible des impôts et c’est un crédit de même valeur lors de votre consommation au restaurant-bar. Je crois vraiment qu’au paradis même on ne peut pas trouver une offre pareille en prix ni en beauté)
Eduardo Rincón Gallardo
E-mail: toureps@prodigy.net.mx
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